Thursday, April 20, 2017

ET SI BIENTÔT NOUS DEVIONS TOUS PASSER UN PERMIS DE DRONE ?

Dans mes trois précédents posts
- j'ai essayé de montrer que le drone allait très rapidement un objet usuel de notre quotidien au même titre que notre téléphone .

Si cela se confirme et qu'en effet les petits drones privés envahissent peu à peu l'espace aérien de la ville et des rues, alors j'ai une question toute simple : demain, devrons-nous tous passer un permis de drone ?

Dans vingt ans, le permis de drone sera-t-il aussi incontournable que l'est encore aujourd'hui le permis voiture ?

Devrons nous apprendre un code du drone comme on apprend aujourd'hui le code la route ?

Y aura-t-il des catégories de permis selon la puissance des engins comme pour le permis auto ?

Dans trente ans, le permis auto sera-t-il supprimé du fait de la généralisation des voitures autonomes et remplacé par un permis de drone obligatoire dès l'âge de 14 ans ?

Ce sont juste quelques question à méditer.

Pour poursuive la réflexion sur ce sujet, voir Bientôt des "no-fly zone" ? 

Wednesday, April 19, 2017

ET SI DEMAIN ON MARCHAIT TOUS AVEC SON DRONE ?

Pour poursuivre la réflexion esquissée dans les deux précédents post  et - sur le rôle que pourrait avoir bientôt le drone dans notre vie quotidienne, je voulais vous proposer ces quelques images extraites d'un petit film présentant un projet de drone, - voir, .

Dans une esthétique très proche de celle des Simsle film n'a absolument rien d'extraordinaire. Il nous montre une jeune femme dans la rue accompagnée d'un drone robot dont elle va se servir pour s'orienter et porter ses achats.

Il n'y a donc dans ce film rien de palpitant, juste la démonstration que le drone peut devenir un objet très quotidien, dont le statut se situerait entre le bon compagnon intelligent comme un chien et le caddie volant pour les courses.

Et cette quasi banalité du drone est encore renforcée lorsque la femme s'empare du drone et le replie comme un parapluie pour le mettre dans son sac.

C'est simple, presque banal, mais c'est aussi tout ce qui fait toute la force du film. On comprend que le drone ne va pas rester longtemps un truc de militaire ou de professionnel, mais bien un objet de plus de notre nouvelle panoplie d'urbain hyper-connecté que nous sommes tous devenus depuis dix ans - là.

Ca renvoie forcément aux question que nous posions  sur l'organisation de la rue demain quand tout le monde se promènera avec un drone.


Pour poursuivre la réflexion sur le rôle des drones dans la ville, et plus particulièrement ceux des drones robots , voir, .

Tuesday, April 18, 2017

ET SI DEMAIN TOUS LES TÉLÉPHONES ÉTAIENT ÉQUIPÉS D'UN MINI-DRONE ?

Pour prolonger mon précédent post "Le drone, nouvelle prothèse de l'individu connecté ?", je voulais vous suggérer de regarder  ce projet de téléphone-drone.

Ça incite à regarder et à penser le téléphone autrement.

Ça incite à regarder et à penser le drone autrement.

Pour l'instant ce genre de petite machine n'est vendue que comme simple appareil à selfie, mais cela nous fait comprendre que peu à peu le drone va devenir un objet usuel du quotidien et qu'il va probablement et rapidement servir à autre chose qu'à faire de simples photos


Pour les conséquences possibles de cette petite révolution du drone en ville, voir "Et si le drone était aussi une révolution urbaine ?"

Friday, April 14, 2017

LE DRONE, NOUVELLE PROTHÈSE DE L'INDIVIDU CONNECTÉ ?

Les images ci-dessus datent de 2013. On y voit un membre des forces spéciales britanniques utilisant un micro-drone comme éclaireur avant une phase d'assaut dans un village afghan - voir, .

Les images ci-dessous datent de cet hiver. On y voit les troupes d'élite de l'armée irakienne s'entrainant à utiliser un drone dans le cadre de leur offensive contre Daech.


Ces images ont un point commun : elles montrent toute l'importance qu'a pris en quelques années le drone, et notamment les petits drones légers, pour les militaires opérant au sol et qui ont besoin de retours d'informations rapides sur leur environnement.

Et cette importance devrait encore s'accentuer dans les années qui viennent si l'on en croit le commandant des opérations spéciales (COS) de l'armée française. Pour lui, les choses sont claires, demain les combattants disposeront de drones dont certains seront jetables alors que d'autres pourront « travailler en essaim pour donner une situation précise, escorter par exemple un convoi en zone urbaine en s’affranchissant des masques [murs, etc.], se spécialiser dans différentes tâches en même temps et être armés ». (lire, "Les force spéciales font leur marché pour préparer la guerre de demain")

Bref, on comprend en lisant ces lignes que le drone sous des formes extrêmement variées, va vite devenir une prothèse de plus du militaire de demain. 

Voir à ce sujet, "Ghost recon comme futur ?"



Et si l'on part du principe que les militaires sont les grands défricheurs de la mobilités de demain (voir, ) et que toutes leurs innovations ont une grande capacité à basculer dans le domaine civil, on est quand même un peu obligé de se demander, c'est quoi un piéton demain accompagné d'un drone ?

S'il y a encore deux ou trois ans la question apparaissait incongruel'actualité nous montre qu'il va pourtant bien falloir se pencher dessus.

Depuis hier, il est en effet possible d'acheter dur le site d'Apple - voir, - un mini-drone pliable doté d'une caméra, le Zero Zero Over.


A vrai dire ce n'est pas tant ce mini-drone qui m'intéresse, que la façon dont il est présenté ; celui d'être un objet quasi usuel de notre quotidien hyper-connecté.

Un peu comme si après l'ordinateur et le téléphone depuis près de 20 ans, c'était maintenant au tour du drone de s'installer dans nos sacs et notre quotidien.  

Ou le drone comme un nouvel outil banal de l'homme numérique et augmenté.



Et tout cela sans qu'il y ait la moindre réflexion sur ce que cela va vouloir dire pour penser la ville, ses mobilités et même le statut de ce nouveau piéton augmenté.

C'est quoi une rue où tout le monde se promènera avec son drone ?

C'est quoi les nouveaux espaces publics de la ville si tout le monde à un drone ?

Et on peut facilement allonger la liste.

Le téléphone a changé notre façon de pratiquer la ville, le drone va le faire aussi. 

Sauf que le drone ce n'est pas un objet que l'on tient dans la main, c'est un objet volant qui se déplacera et occupera un espace urbain jusque-là peu questionné : celui de l'espace aérien à basse altitude. - Voir sur cette question : "et si le drone était aussi une révolution urbaine ?"

Et pourtant tout cela est déjà dans notre pop culture quotidienne, et plus particulièrement dans les jeux vidéo, voir "Et si la nouvelle révolution industrielle était déjà dans Watch Dogs 2 ?"


Si demain, on doit tous se promener avec un micro-drone sur nous, un peu comme on ne se déplace plus aujourd'hui sans son téléphone, la question va vite se poser d'essayer de définir et d'imaginer ce que sera un piéton demain

Une question qui peut renvoyer très directement à :
Et pour reboucler avec le modèle du soldat, voir "Du militaire à l'ultra-trailer comme nouvelle référence mobile ?"

Wednesday, April 12, 2017

ET SI LE HANDICAP PERMETTAIT DE PENSER AUTREMENT LA MOBILITÉ AUTOMOBILE ?

L'ambitieux projet de fauteuil roulant ci-dessus est signé Scewo et les explications sont visibles, .

Ca pourrait amener à repenser entièrement l'objet automobile sous forme d'un objet technique plus léger et capable de franchir de nouveau types d'obstacles urbains.

Le concept-car ci-dessus est signé Daihatsu et les explications sont visibles, .

Et par extension, ça peut amener à repenser entièrement l'objet automobile autour de la roulette (valise, diable, poussette ..)

Sur ce sujet des nouveaux rapports possibles entre handicap et automobiles, voir .

Tuesday, April 11, 2017

ET SI C'ÉTAIT UN JEU VIDEO QUI RACONTAIT LE MIEUX SHIBUYA ?

Avec mon précédent post sur "les limites floues des grandes gares japonaises", je voulais montrer la difficulté qu'il y a aujourd'hui à définir précisément ce qu'est un lieu de transit dans un monde comme le notre qui a mis la mobilité au cour des modes de vie. 

Je voulais aussi rendre compte d'une autre difficulté, celle d'illustrer la mobilité piétonne dans une environnement urbain à multiples niveaux d'architectures et de flux.

Une des questions qui me taraude régulièrement, et encore plus particulièrement quand je suis au Japon, c'est : comment rendre compte de cette nouvelle mobilité piétonne connectée ?

Cette question est particulièrement vraie dans les gares, et encore plus à Shibuya qui est un concentré de cette hyper-mobilité que personne, selon moi, n'a jamais vraiment été capable de décrire ou de faire vivre.

Ma réponse je l'ai peut-être trouvée hier soir dans "Persona 5", un jeu vidéo qui vient tout juste de sortir - trailer visible, .

"Persona 5" débute dans la gare de Shibuya sous forme d'errance du héros. Tout y est : les différents niveaux, la multiplication des signes, la carte sur le téléphone, l'attente, la foule, les commerces, la pub, les annonces audio ... bref tout ce qui fait de la gare de Shibuya son charme, sa force, son côté énergisant. Vous pouvez vous y perdre, y trainer ou au contraire rapidement en sortir notamment vers son fameux Shibuya crossing.

L'autre point fort de "Persona 5" est que vous pouvez vous perdre dans toutes les petites rue piétonnes qui entourent la station. Des rues pleins de vie et qui, une fois la nuit tombée, ont un vrai côté électrisant dans lequel on retrouve l'extraordinaire énergie d'une ville comme Tokyo.

"Persona 5" offre, ainsi, une vision originale et assez jubilatoire de cette nouvelle mobilité piétonne et connectée qui mélange tout et qui a radicalement transformé nos façons de pratiquer la ville en quelques années.

Le jeu vidéo est probablement le seul média qui rende réellement compte de cette nouvelle richesse de la mobilité piétonne.

Personnellement, je dois beaucoup dans mes recherches à des jeux comme GTA ou Watch Dogs pour penser les nouvelles mobilités urbaines.

A ce sujet, je vous renvoie vers