Thursday, August 31, 2017

UNE HISTOIRE DE PLUIE OU D'URBANISME ?

Il y a plusieurs façons de regarder ce qui se passe au Texas et plus particulièrement à Houston,  

- On peut l'aborder sous l'angle du dérèglement climatique concrétisé notamment par des pluies diluviennes. 
Et ça peut donner le genre de schéma ci-dessus publié par le Washington Post - voir, .
Et on s'étonne pas car "ce qui arrive était exactement prévu"

- On peut l'aborder sous l'angle de l'urbanisme et on constate que c'est une certaine façon de penser et de faire les villes qui vont devoir être revue dans les décennies à venir.
Et ça peut donner ce genre d'analyses ; "Houston's Flood Is a Design Problem" mais aussi "A Catastrophe for Houston's Most Vulnerable People".

Ou quand la catastrophe et les menaces de catastrophes vont nous obliger à penser autrement - voir, .

Wednesday, August 30, 2017

MUMBAI / MONSOON

Pour prolonger le précédent post et pour se rappeler qu'il y a d'autres pays que les Etats-Unis qui subissent régulièrement des catastrophes climatiques, deux photos de Mumbai hier

Voir, "Monsoon fury in Mumbai".

Et de façon plus globale, "Catastrophic Cities"

Monday, August 28, 2017

QUAND L'U.S. ARMY VEUT AUSSI IMPRIMER SON ARCHITECTURE

Jusque là, une base de l'armée américaine c'était surtout des tentes, des bâtiments en bois et des containers.

Demain, ça sera aussi des bâtiments ... imprimés.

Pour prolonger mes derniers posts sur la façon dont les militaires sont en train de redessiner le système industriel de demain autour de l'imprimante 3D (voir , et ), je voulais vous inciter à regarder ce petit article titré sobrement "3-D printing a building" qui révèle que l'U.S Army cherche actuellement à réinventer aussi ses méthodes de construction autour de l'imprimante 3-D.

L'objectif est d'éviter les coûts de logistique de certains bâtiments, notamment les baraquements des bases, mais aussi - et surtout - d'offrir la possibilité de construire des bâtiments en utilisant les matériaux locaux. Si cela est validé, c'est la fin des tonnes et des tonnes de matériaux transportés sur les lieux de conflits par des norias d'avions ou de camions.

Cette réduction des coûts doublée d'une simplification logistique qui n'est évident pas anecdotique pour l'armée américaine. C'est déjà cela l'avait conduite à revoir sa stratégie en Afghanistan en matière de production de pièces de rechange avec sa Rapid Equipping Force - voir les détails, .

S'annonce peut-être là, la fin des fameuses B-Hut en bois incontournables sur les bases américaines

On retrouve avec cette volonté de construire autrement des thèmes déjà abordés dans ce blog :
- d'abord, autour des techniques constructives du futur -voir, "Entre drones et imprimantes 3-D, c'est quoi un chantier demain ?" -
- ensuite, autour des recherches conduites par la Nasa pour construire des bases en utilisant les ressources de la Lune ou de Mars - voir, "Entre maison imprimée et voiture autonome, et si notre quotidien s'inventait sur Mars ?" et "Et si les écolos inspiraient la Nasa ?"

Ce qui changeaujourd'hui, c'est que ces recherche sont reprises et validés par les militaires et donc à terme seront réappropriées et développées par les acteurs civils du bâtiments.

Les photos en haut de ce post ne sont pas à regarder pour ce qu'elles montrent, mais pour ce qu'elles annoncent : une véritable révolution des techniques constructives des bâtiments, et donc un élément plus à la révolution industrielle en cours.

On en reparlera lors du prochain Atelier Transit-City organisé le 6 octobre prochain autour de la question "Et si la mobilité était le nouvel horizon de la religion industrielle ?"

Friday, August 25, 2017

ET MAINTENANT IMPRIMER DES NUÉES DE MICRO-DRONES

Dans deux posts publiés en avril 2015 titrés respectivement "De l'avion porte-avion aux drones modulaires" et "Quand les drones vont devenir des usines volantes", j'essayais de montrer comment le drone allait révolutionner la façon de penser le ciel à la fois pour les militaires... mais aussi pour les industriels.

Le drone c'est une autre façon de voler, mais aussi une autre façon de construire une machine volante de façon très simple - voir "Un drone doit s'imprimer en 24 heures".


Et c'est aussi pour cela qu'il faut aussi s'intéresser à la démarche Thunder Dome organisée par Sofwerx avec l'armée américaine - voir, .

Avec le drone et l'imprimante 3D, on comprends que nous entrons dans une double révolution.

Une révolution aérienne avec de nouveaux engins volants. 

Une révolution industrielle avec la possibilité que les engins volants deviennent des micro-usines.

Cette double révolution aura forcément des impacts sur la façon de penser la ville, son tissus productif et ses mobilités... et débouchera donc sur une révolution urbaine.

Tout révolution industrielle et mobilitaire a entrainé une révolution urbaine.

Nous vivons aujourd'hui sur des logiques apparues au XIX° siècle. Le drone et l'imprimante 3D (parmi d'autres objets et techniques) vont nous en sortir.

On en reparlera lors du prochain Atelier Transit-City organisé le 6 octobre prochain autour de la question "Et si la mobilité était le nouvel horizon de la religion industrielle ?"

Thursday, August 24, 2017

POUR L'U.S. ARMY, UN DRONE DOIT S'IMPRIMER EN 24 HEURES

Il y a quelques mois, l'U.S. Army lançait un chantier visant à permettre à ses soldats d'imprimer des drones en moins de 24 heures sur les zones de combats - lire "Army wants drones on demand, 3D-printed in 24 hours or less"

Aujourd'hui, l'objectif est en partie atteint par le corps des Marines qui vient de lancer un mini-drones , le Nibbler, facilement constructible par les soldats - lire "U.S. Marines launches Nibbler drone made on combat zone 3D printer" et regarder la vidéo, .

Voir aussi "Comment un marine construit un drone 200 fois moins cher".

C'est une nouvelle illustration de la façon dont les militaires sont en train de peu à peu construire un nouveau tissus industriel fondé sur la mobilité et les petites unités autonomes.

Pour comprendre a révolution en cours, il faut lire : "U.S. Army explore 3D printing on the frontline".

Sur ce sujet, voir :
- "Ceci n'est pas un container... mais une usine"
- "Quand l'U.S. Army invente la micro-usine nomade du futur"
- "Et si l'U.S. Army préparait l'industrie souple et nomade du post-fordism ?"

Monday, August 21, 2017

CECI N'EST PAS UN CONTAINER... MAIS UNE USINE


Dans le prolongement du précédent post sur les nouvelles fonctions possibles des containers dans les années à venir - voir les "Mobile drone stations" - et pour prolonger le récent "Quand les usines arriveront du ciel", il faut lire "Successful test flight for EDA 3D printing lab".

Cette expérimentation n'est pas anecdotique.

Elle est la base d'un nouveau tissus industriels souple et nomade en train de se construire par les militaires qui va peu à peu irriguer les façons de penser le tissus industriel du futur

Lire : "Marines evaluate mobile fab lab to expedite repair and supply".

Sur ce sujet, voir :
- "Quand l'U.S. Army invente la micro-usine nomade du futur"
- "Et si l'U.S. Army préparait le tissus industriel souple et nomade du post-fordism ?".

Monday, August 14, 2017

ET SI AMAZON RÉVOLUTIONNAIT LES TRANSPORTS AVEC SES "MOBILE DRONES STATIONS" ?



Quand Amazon réfléchit au futur de la livraison à travers des containers transformés en base de drone automatisées, ça donne ce genre ce nouveau concept de "mobile drone stations" déclinable sur les trains, les camions et les bateaux.


C'est dans la lignée de :

C'est aussi à mettre dans le prolongement de "Et si c'était Amazon qui révolutionnait l'architecture ?"

Friday, August 11, 2017

AUTRES BAGAGES ....

"Les gens transportaient leurs richesses sur la tête, au dos, dans des brouettes, dans des cuvettes, des hottes. On voyait se balancer au rythme de la marche des dames-jeannes, des nattes, des bidons en plastique. Je comprenais tout à fait pourquoi cette population pauvre et démunie jetée sur les routes transportait autant d'objets hétéroclites. Alors que tous les riches considéraient comme précieuses les mêmes choses, pour nous qui n'avions pas grand chose, les mêmes objets n'avaient pas les mêmes valeurs. 
Un vieux sachet en plastique pour l'un n'était pas aussi précieux qu'une paire de chaussettes pour l'autre, tandis qu'un litre de pétrole lampant avait plus de valeur  pour l'un  qu'une barre de savon pour l'autre. Mais pour tous, ces objets étaient aussi précieux qu'un collier de diamants chez un riche ; l'essentiel était qu'ils vous aident à survivre."
Emmanuel Dongala - "Johnny Chien Méchant"